30 juin 2009
Réseau de solidarité.
C'est en 1996, à la demande de Louis Souvet, que le réseau de solidarité a été créé. Composé de visiteurs et de visiteuses appelés référents,ce réseau avait pour but de répertorier et de visiter, les personnes âgées les plus fragiles de la ville. En effet, cette année-là, on ne s'était rendu compte du décès d'un Montbéliardais que 15 jours après sa mort, et cela avait considérablement choqué le maire; la solitude, l'individualisme avaient engendré cet événement. Il ne fallait plus que ça recommence!
Le CCAS a donc été chargé de cette mission. Il s'est appuyé sur les 8 clubs de retraités de la ville pour trouver des bénévoles qui acceptaient de donner un peu de leur temps, pour prendre des nouvelles d'un ou 2 voisins de la rue ou du quartier. Vérifier que les volets sont bien ouverts, que le courrier est ramassé, tailler une petite bavette assurant ainsi une veille amicale sur le voisin....
C'est Christiane Volbert - responsable du service d'animation gérontologie -qui a complètement créé cette structure. Grâce à son sens relationnel, elle a réussi à motiver de très nombreux référents. Dès qu'une personne âgée était signalée comme ayant un problème, le CCAS - alerté- pouvait intervenir. En 2001, nous avions plus de 100 référents venant de tous les quartiers de la ville. Aujourd'hui, il reste 39 référents: une véritable hécatombe dans le bénévolat (sans canicule pourtant). Le CCAS n'a plus de volonté politique insufflée par ses élus; conséquence : il ne sait plus motiver les gens....
C'était un très beau dispositif, qui a nécessité un travail de profondeur sur le terrain. Il a fait de nombreux émules; à Audincourt, à Beaucourt, en région parisienne. En 2003, nous avons évité des décès grâce à la présence régulière des référents du réseau de solidarité. La ville a été mise à l'honneur, puisque j'ai pu expliquer sur TF1, le travail et la mission de ce réseau.
Aujourd'hui, je lis dans le "Montbéliard à la Une", un article complètement impersonnel sur le réseau de solidarité. Celui qui l'a écrit n'avait sûrement qu'un désir: oublier la volonté politique à l'origine du réseau. Surtout, surtout, faire oublier qui l'avait créé: pas un mot sur Louis Souvet et Jean- Pierre Greyl - adjoint aux affaires sociales, au moment de la création du réseau. Tous les 2 ont reçu au Palais de l'Élysée en 2000, des mains du président de la république, Jacques Chirac, le grand prix de la fraternité, pour féliciter et honorer notre ville. Même ça, il fallait l'oublier. Quelle honte!
Commentaires
Absence repas personnes agées
Le maire était absent au repas des personnes âgées; ce qui démontre bien son désintérêt pour cette catégorie de personnes, méprisées par cette attitude.
Mais malheureusement, il n'y a pas que "les vieux" à être mal traités par Monsieur Hélias : les habitants de la Petite-Hollande, les commerçants du centre-ville, les jeunes... Il a avec tout le monde un comportement très malpoli.
Solidarité : un beau mot soit disant "de gauche" !!!
Il y reviendra, à ces repas, avant les élections.
Pas joli-joli tout ça !
